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D'ACCUEIL
CONSEIL
EN CONSERVATION
La conservation des
livres, des archives et des documents graphiques est un sujet à
multiples facettes comme en attestent les nombreuses études scientifiques,
et les communications dont il a fait, et dont il fait toujours l'objet.
L' atelier THIOLLIERE vous propose son expertise dans l'étude
des conditions de conservation de vos documents, qu'il s'agisse de documents
à l'unité (avec mise en oeuvre de solutions individualisées)
ou de collections importantes (mesures
de l'humidité relative, de la température, de la lumière,
évaluation des risques liés aux insectes ou micro-organismes,
appréciation de la sécurité des bâtiments,
de la qualité du mobilier de rangement, des conditions de manutention...)
Dans le cas de collections
importantes, l'étude prend la forme d'un rapport écrit décrivant:
-une analyse globale de la nature des documents conservés.
-un constat des conditions de conservation.
-un plan général d'actions à conduire pour remédier
aux problèmes observés.
Une telle étude
permet la mise en oeuvre d'une politique de conservation efficace:
-l'analyse globale de la nature des documents, conservés parfois
sur de multiples rayonnages ou même dans des lieus différentes
peut permettre, par exemple, de mettre en évidence des familles
d'objets qui présentent des problèmes similaires.
Il en résulte d'importantes économies d'échelle lors
de la mise en oeuvre des solutions.
-la nature et le coût des actions à conduire ayant été
établi, il est possible de planifier un budget sur une ou plusieurs
années. On échappe aux problèmes d'utilisation désordonnée
des budgets et en particulier au saupoudrage.
LA
CONSERVATION DES LIVRES, DES ARCHIVES ET DU PAPIER.
Les italiens Federici
et Rossi puis le suisse Andrea Giovanini ont développé le
concept de "niveau d'information potentiel" ou NIP.
Par exemple un livre peut être considéré comme un
"paquet d'informations".
Si l'on sait lire le texte, l'information est directement accessible.
La technique de la reliure du livre, le type de papier ou d'encre employés
sont à la base d'un autre type d'informations. Il s'agit là
d'un potentiel d'informations à caractère archéologique,
certaines faciles à exploiter (un ex-libris, un style décoratif)
mais d'autres, plus cachées, dépendant de moyens scientifiques
importants ou de protocoles d'examen encore inédits.
Au fil du temps, sous
l'influence de facteurs multiples, le livre subit un processus d'altération
inévitable:
-attaques d'insectes
-dégradation chimique ou bactérienne des constituants de
la reliure
-dommages causés par l'homme (usure liée à l'utilisation,
mutilations, incendie...)
Le NIP d'un livre, de l'ordre de 100 % à l'état neuf, va
progressivement baisser. Il peut atteindre 0 % après une destruction
complète par incendie.
Un des objectifs de la conservation est de ralentir le rythme de décroissance
du N.I.P.
COMMENT
CONSERVER SES LIVRES CHEZ SOI ?
Voici quelques règles
de conservation domestiques:
-dans la bibliothèque,
saisir le livre par ses côtés et non par l'extrémité
du dos, qui est fragile.
-avoir les mains propres et ne pas manger en lisant.
-consulter sur une table; éviter de forcer la couture du livre
en voulant l'ouvrir à plat.
-protéger les livres de la lumière solaire. (rideaux)
-conserver les livres dans une atmosphère tempérée.
-ne jamais réparer avec du scotch.
-éviter de stocker les livres dans les caves ou les greniers
NATURE
DES MATERIAUX LIBRAIRES ET PROBLEMES DE CONSERVATION .
Le papier
Il est formé de trois types de matières premières:
-
des fibres cellulosiques obtenues à partir de plantes, de textiles
ou de bois.
-
des agents de collage.
Leur rôle est de corriger le caractère hydrophile du papier
afin de permettre l'écriture ou l'impression.
Le papier buvard est un exemple de papier non encollé.
Les agents de collage peuvent être à base de :
-colles
d'amidon (farine cuite)
-de colles animales (déchets d'animaux cuits)
-de colophane (résine extraite des coniphères)
-
des charges et des substances de couchage
Les charges
augmentent l'opacité et la blancheur du papier et permettent d'obtenir
un papier très lisse.
Les charges sont incorporées à la pâte à papier
lors de la fabrication.
Les subtances de couchage , dont le rôle est similaire à
celui des charges , sont appliquées en surface , après fabriquation
du papier.
Les mécanismes de dégradation du papier sont très
complexes.
Leur origine
peut être interne :
Ainsi le papier à base de bois peut contenir de la lignine qui
est sensible à la lumière et jaunit . (exemple du papier
journal).
De même
, les agents de collage à base de colophane, très acides,
sont responsable de la perte de résistance mécanique du
papier lors du viellissement.
Mais elle peut
être externe :
Citons la pollution atmosphérique, l'oxydation due à l'oxygène
de l'air, l'altération photochimique (action de la lumiere).
Le maintien
de bonnes conditions de temperature, d'hygrométrie et d'éclairage
est un facteur important de ralentissement des mécanismes de dégradation.
Le carton
Le carton peut être
obtenu par le collage de plusieures feuilles de papier entre elles (carton
feuilleté) ou par fabrication à partir d'une sorte de pâte
à papier (carton d'un seul jet).
Cuir et parchemin
Le matériaux
de base pour la fabrication du cuir ou de parchemin est la peau animale
, constituée principalement de collagène.Vache , chèvre
, mouton sont les espèces les plus employées.
Les différences entre cuir et parchemin proviennent des modes de
traitement de la peau brute.
-Le cuir
Le tannage a pour but de transformer la peau brute en un matériau
imputrescible , souple , élastique , et relativement insensible
à l'humidité.
-Le parchemin
L'élaboration du parchemin comporte des opérations
de ponçage et de séchage sous tension qui lui donnnent des
propriétés adaptées à l'ecriture , en particulier
l'absence d'élasticité , la faible épaisseur et le
surface très lisse.
La taille d'un feuillet de parchemin peut varier en fonction des conditions
hygrométriques.Des variations trop importantes ou trop fréquentes
peuvent entraîner un décollement des encres au carbone ou
des craquellements au sein d'une enluminure.
Encres noires anciennes
Pendant longtemps la fabrication de l'encre manuscrite a obéi
a des recettes empiriques que l'on se transmettait de génération
en génération.
On distingue :
-les encres manuscrites
-les encres d'imprimerie
Les encres manuscrites sont de trois types:
-les encres au carbone formées d'un mélange de noir de fumée
et d'un liant à base de miel , colle de peau ou mucilage végétal
-les encres métallo-galliques qui utilise la réaction colorée
d'un tanin sur un sel métallique.Elles comportent un liant qui
peut être à base de résine d'acacia (gomme arabique).
-les encres mixtes obtenues par combinaison des deux précedentes.
Les encres d'imprimerie anciennes sont un mélange de noir de fumée
et d'huile de lin bouillie.
Dans un environnement humide , le sulfate de fer contenu dans une encre
métallo-gallique peut se transformer en acide sulfurique qui attaque
le papier ; dans les cas les plus sévères , des trous remplacent
les zones manuscrites .
Le bois
Les couvertures des reliures antérieures au XVII°siècle
étaient souvent réalisées à partir de planches
de bois : les ais. L'essence la plus employée était le chêne.
Les fortes variations de température et d'hygrométrie déforment
le bois. L'ais peut se fendre ou même se rompre.
Fils et ficelles
La couture des cahiers du livre était faite avec du fil de lin
et des ficelles de chanvre .Les broderies et les tranchefiles pouvaient
être en soie.
Or
L'or , battu en feuilles très minces par le batteur
d'or , était utilisé pour la décoration dorée
des reliures ainsi que pour la dorure des tranches du livre.
Le blanc d'oeuf a été pendant des siècles le seul
agent de collage de l'or pour les opérations de dorure.
Colles anciennes
On distingue trois types principaux de colle.
Les colles de farine ou d'amidon. Elles sont obtenues par cuisson d'un
mélange de farine ou d'amidon et d'eau.
Les colles de farine ou d'amidon ont une prise lente.
Elles sont utilisées pour le collage du cuir et des pages de gardes.
Les colles animales.Elles sont obtenues par cuisson prolongée dans
l'eau de différentes parties animales : os , peau de lapin , déchets
de poissons...
Les colles animales s'utilisent à chaud , au bain-marie.Ce sont
des colles à prise rapide et fortement adhésive.Elles sont
utilisées pour le collage des cahiers du livre aprèe la
couture , ainsi que pour la fixation de certaines pieces de renfort
en parchemin (les claies ou les charnières) lors de la confection
de la reliure.
Les colles mucilagineuses.Elles proviennent de la sève de certains
arbres ou de sécrétions d'arbres fruitiers.Ainsi la gomme
arabique , extraite de la sève de l'acacia , est à la base
du gommage à humecter des timbres-poste ou de la fermture des enveloppes.
Certains insectes (par exemple le lépisme ou poisson d'argent)
se nourrissent des colles animales ou végétales utilisées
dans une reliure.

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